dimanche 19 novembre 2017

Stéatohépatite: la recherche thérapeutique s’accélère

Le Figaro s'intéresse à la recherche thérapeutique sur la stéatose hépatique non alcoolique, une maladie qui provoque une surcharge graisseuse anormale du foie. Son impact potentiel sur la santé publique est colossal avec environ 25% de la population mondiale concernée (23% en Europe). Une cinquantaine de molécules sont en cours d'évaluation dans plus de 300 essais aux Etats-Unis et 200 en Europe. Différentes pistes sont étudiées. Certains médicaments ont un effet anti-fibrosant, d'autres anti-inflammatoire ou anti-stéatose. Parmi les pistes thérapeutiques explorées, certaines viennent de la diabétologie. En dehors de celles-ci, une piste également très avancée porte sur les agonistes d'un autre récepteur nucléaire, FXR, présent notamment dans le tube digestif, avec un effet insulino-sensibilisant. Des molécules sont aussi testées pour cibler des étapes de formation de la fibrose, l'inflammation, bloquer la formation dans le foie de lipides à partir des sucres, ou inhiber certaines enzymes impliquées dans l'apoptose, la mort des hépatocytes... "Nous sommes un peu dans une période adolescente en ce qui concerne cette maladie, dont nous ne connaissons pas encore très bien la physiopathologie, avec peu d'outils d'évaluation et pas encore de mesures thérapeutiques autres qu'hygiéno-diététiques", explique le Pr Rodolphe Anty du CHU de Nice. "Nous sommes donc encore un peu désarmés, comme face à l'hépatite C voici trente ans. Mais la somme d'énergies engagées contre la NASH est telle que cette situation va rapidement progresser".

mardi 14 novembre 2017

Éviter les dangers des Wi-Fi publics

Éviter les dangers des Wi-Fi publics

Très souvent utilisés par les professionnels nomades, les Wi-Fi publics n’offrent pas toujours la garantie de naviguer en toute sécurité.
Dans les gares, les aéroports ou encore les restaurants, il est souvent possible de se connecter à des réseaux Wi-Fi le plus souvent mis à disposition du public gratuitement par les gestionnaires des lieux. Un accès très pratique que n’hésitent pas à utiliser les Français, particuliers comme professionnels, pour naviguer sur Internet, gérer leur courriel, voire se connecter aux serveurs de l’entreprise. Une récente enquête de l’éditeur Norton faisait ainsi apparaître que 9 Français sur 10 avaient recours à ce type de service et que 69 % d’entre eux étaient persuadés que cela ne faisait peser aucun risque sur leurs données.

Des risques de piratage

Sans tomber dans la paranoïa, il est cohérent de ne pas faire totalement confiance à un réseau Wi-Fi public. Pourquoi ? D’abord parce que l’on ignore si le réseau sur lequel on va se connecter est bien celui du lieu dans lequel on se trouve (surtout si l’ordinateur ou le smartphone est paramétré pour se connecter automatiquement sur le Wi-Fi le plus proche). Ensuite, il est difficile de savoir si le réseau offre un niveau de sécurité satisfaisant. Enfin, étant donné qu’il est accessible à un très grand nombre de personnes, il devient plus vulnérable aux attaques qu’un réseau d’entreprise.

La conduite à tenir

Pour limiter les risques de piratage lorsque l’on se connecte à un Wi-Fi public, un certain nombre de précautions doivent être prises. La Cnil vient d’ailleurs de mettre en ligne une fiche très pédagogique sur ce sujet. Quatre points de vigilance doivent être respectés :
- pour éviter de se connecter sur un « faux Wi-Fi », il est conseillé de se faire confirmer par le commerçant ou un employé de la gare le nom du réseau Wi-Fi lorsque plusieurs réseaux publics sont disponibles ;
- lorsqu’en contrepartie d’un accès « gratuit » à un Wi-Fi des données personnelles sont réclamées, il est recommandé de ne pas se connecter ou a minima de ne pas cocher la case « communiquer mes données à des tiers » ;
- dans tous les cas, il faut éviter de travailler ou d’échanger des données sensibles (personnelles ou professionnelles) lorsque l’on utilise un Wi-Fi public ;
- enfin, il faut désactiver la fonction qui permet à sa machine de se connecter automatiquement au Wi-Fi le plus proche ou le plus puissant.

vendredi 10 novembre 2017

Pathologies cardiovasculaires : un travail de recherche explique pourquoi elles surviennent le plus souvent le matin

Pathologies cardiovasculaires : un travail de recherche explique pourquoi elles surviennent le plus souvent le matin

Un travail de recherche effectué par une équipe lilloise et publié dans The Lancet a mis à jour le rôle d'un récepteur nucléaire pour expliquer l'incidence des pathologies cardiovasculaires à une certaine période de la journée.
Une équipe de chercheurs de l'Institut Pasteur de Lille / CHU de Lille / Université de Lille / Inserm a mis à jour une période de la journée ayant le plus d'incidence sur les pathologies cardiaques impliquant l’horloge moléculaire circadienne dans le cœur.
L’ischémie myocardique concerne non seulement les patients qui développent un infarctus du myocarde, mais également ceux devant subir une chirurgie cardiaque. La physiologie cardio-vasculaire est bien connue pour être rythmée sur un cycle de 24h. Par ailleurs, la majorité des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux surviennent ainsi en fin de nuit ou au petit matin.
L'équipe lilloise a découvert que les complications cardiaques au cours d'une chirurgie cardiaque sont moins fréquentes et moins sévères lorsqu'elle est réalisée l’après-midi. En cause, une modulation de la lésion d’ischémie par les acteurs moléculaires de l’horloge biologique présente dans chacune des cellules du cœur. Le décalage de cette horloge interne par la suppression de l’activité du récepteur nucléaire Rev-erbɑ permet, chez le rongeur, de diminuer la susceptibilité importante du cœur à l’ischémie observée dans la période autour du réveil.
Ces travaux sont publiés dans la revue médicale The Lancet datée du 27 octobre 2017.

samedi 4 novembre 2017

Le service Cybermalveillance.gouv.fr est désormais actif dans toute la France

Le service Cybermalveillance.gouv.fr est désormais actif dans toute la France

Après une phase de test de 6 mois, la plate-forme gouvernementale d’aide aux entreprises victimes de cybermalveillance est opérationnelle sur l’ensemble du territoire.
Rares sont les jours où la presse technique ne se fait pas l’écho de la découverte d’une faille de sécurité dans un logiciel ou des dégâts occasionnés à des entreprises par une attaque informatique. Chacun devant ainsi constater qu’aussi performants soient-ils, les antimalwares et les process humains de prévention ne permettent pas d’atteindre le risque zéro en matière de cybersécurité. Fort de ce constat, en mai 2016, le gouvernement a lancé une plate-forme Internet, Cybermalveillance.gouv.fr, dont l’ambition est d’accompagner les victimes d’attaque informatique (entreprises, particuliers et administrations). Jusqu’à présent limité à la région Hauts-de-France, ce service est désormais opérationnel sur l’ensemble du territoire national, outremer compris.

Une prise en main personnalisée

Réagir promptement est une nécessité en cas d’attaque informatique. C’est la raison pour laquelle les créateurs du site Cybermalveillance.gouv.fr ont mis en place une interface minimaliste. Seuls 3 boutons apparaissent en page d’accueil. Le premier permet de prendre en charge les victimes d’un acte de cybermalveillance, le deuxième, de se faire connaître comme prestataire de services informatiques de proximité et le troisième d’accéder à des guides et à des articles de sensibilisation sur le sujet.
Pratiquement, une fois identifiée comme victime, l’entreprise est invitée à se localiser (tout en restant anonyme, si elle le souhaite), puis à définir, au travers d’une série de questions simples, le support touché (sur un ordinateur, un serveur, un téléphone, un compte bancaire…) et le type d’attaque (machine bloquée, prise de contrôle d’une machine par un tiers, attaque virale…). Cela étant fait, en fonction du problème rencontré, une « fiche réflexe » indiquant la conduite à tenir peut être proposée ainsi que, le cas échéant, les coordonnées d’acteurs publics susceptibles d’offrir un conseil ou une assistance (Cnil, Net Ecoute, Signal Spam…) et une liste de prestataires informatiques spécialisés dans la cybersécurité situés à proximité de l’entreprise.

vendredi 27 octobre 2017

L'IRM révèle les niveaux de fonctionnalité cérébrale après arrêt cardiaque

L'IRM fonctionnelle et la méthode de tenseur de diffusion pourraient aider à prédire le rétablissement à long terme chez les patients qui souffrent d'un handicap neurologique après un arrêt cardiaque, selon une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. L'arrêt cardiaque affecte des centaines de milliers de personnes chaque année aux États-Unis seulement, selon l'American Heart Association. De nombreux patients qui y survivent font souvent l'objet de graves incapacités neurologiques, car la perte temporaire de flux sanguin oxygéné vers le cerveau peut entraîner une mort cellulaire neuronale généralisée.
Étudier l'intégration fonctionnelle du cerveau par l'IRM
"Les méthodes actuelles d'évaluation des fonctions cérébrales futures de ces survivants ont une précision limitée, déclare l'auteur principal de l'étude, le Dr Robert D. Stevens, de la Johns Hopkins University School of Medicine à Baltimore. Nous avons besoin d'outils mieux appropriés pour aider les cliniciens à comprendre l'ampleur de ces blessures et faire des prédictions plus précises sur le rétablissement, permettant ainsi une prise de décision plus éclairée." Pour cette étude, le Dr Stevens et ses collègues ont utilisé des techniques avancées d'IRM comme l'imagerie du tenseur de diffusion et l'IRM fonctionnelle au repos (IRMf) afin de se concentrer sur l'intégration fonctionnelle à grande échelle du cerveau. Ce «réseau de réseaux», ou connectome, représente l'ensemble des différentes populations neuronales dans le cerveau qui travaillent ensemble pour effectuer des tâches.
Une connectivité fonctionnelle supérieure chez les patients les plus autonomes
Les chercheurs ont évalué la connectivité fonctionnelle du cerveau chez 46 patients qui étaient dans le coma à la suite d'un arrêt cardiaque. L'imagerie, réalisée dans les deux semaines suivant l'accident, comprenait des études de la structure et de la fonction cérébrale. L'imagerie fonctionnelle s'est concentrée sur quatre réseaux bien caractérisés dans le cerveau, dont le réseau du mode par défaut, qui est actif lorsqu'une personne n'est pas engagée dans une tâche spécifique, et le réseau de saillance, un ensemble de régions cérébrales qui sélectionnent les stimuli méritant notre attention. Un an après les arrêts cardiaques des patients, les chercheurs ont observé les patients à l'aide de la Cerebral Performance Category Scale, une échelle couramment utilisée pour ce type d'évaluation. Onze patients ont eu des résultats favorables. La connectivité fonctionnelle à un an était plus forte chez ceux qui atteignaient un niveau d'indépendance supérieur par rapport à ceux qui étaient fortement dépendants. Les changements dans la connectivité fonctionnelle entre les réseaux ont prédit les résultats avec plus de précision que n'importe quelle autre mesure structurale IRM testée.
L'interaction entre le mode cérébral par défaut et l'activité du réseau de saillance
"Ces informations changent la donne sur ce qui se passe dans le cerveau des personnes qui souffrent d'un arrêt cardiaque, poursuit le Dr Stevens. Nous réalisons que les architectures de réseau peuvent être sélectivement perturbées dans ce contexte." Un prédicteur clé des résultats était l'interaction entre le mode par défaut du cerveau et les réseaux de saillance. Ces deux réseaux sont normalement anti-corrélés, ce qui signifie que lorsque le réseau de mode par défaut devient plus actif, l'activité est réduite dans le réseau de saillance, et vice versa. Lorsque les chercheurs ont comparé les résultats de l'imagerie cérébrale de patients ayant eu des résultats favorables avec ceux qui n'en avaient pas, ils ont remarqué une différence significative.
Un fort potentiel de prédiction de résultats et de guidance thérapeutique
"L'anti-corrélation a été préservée chez les patients qui ont récupéré et a disparu chez les autres, remarque le Dr Stevens. La conservation relative de cette anti-corrélation était le signal notoired'un résultat favorable." Les résultats indiquent que les mesures de connectivité pourraient être des marqueurs précoces du potentiel de rétablissement à long terme chez les patients présentant des lésions cérébrales liées à l'arrêt cardiaque, selon les chercheurs. Bien que ces derniers ne s'attendent pas à ce que l'examen IRM soit la solution miracle pour prédire les résultats, celui-ci pourrait accroître la confiance des cliniciens dans la communication avec les familles des patients à la suite d'un arrêt cardiaque. De plus, l'IRMf pourrait aider au développement d'interventions thérapeutiques pour les patients neurologiquement handicapés.
"Les études de Connectome ont un fort potentiel pour, non seulement prédire les résultats, mais aussi guider le traitement", conclut le Dr Stevens.
Bruno Benque avec RSNA

mardi 10 octobre 2017

Accessibilité des locaux : avez-vous votre registre public d’accessibilité ?

Accessibilité des locaux : avez-vous votre registre public d’accessibilité ?

Dès lors que vous accueillez du public dans vos locaux, vous devez disposer d’un registre public d’accessibilité depuis le 30 septembre 2017 !
Tout établissement recevant du public (magasins, centres commerciaux, hôtels, restaurants, bureaux…) - dit « ERP » - doit disposer d’installations accessibles aux personnes atteintes d’un handicap (moteur, auditif, visuel ou mental).
Précisions : l’exploitant d’un ERP a dû, en principe, justifier du respect de ses obligations en la matière auprès du Préfet via une attestation d’accessibilité. Sauf s’il a demandé et obtenu un délai supplémentaire parce qu’il s’est engagé à réaliser les travaux requis, selon un calendrier précis, en signant un agenda d’accessibilité programmée (autrement appelé Ad’Ap).
Afin de communiquer sur le niveau d’accessibilité des prestations proposées par leur établissement, les gestionnaires d’ERP doivent mettre à disposition du public un document, appelé registre public d’accessibilité. Cette obligation est effective depuis le 30 septembre 2017. En pratique, ce registre doit notamment contenir :
- une information complète sur les prestations fournies dans l’établissement ;
- la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées (attestation d’accessibilité ou, le cas échéant, calendrier de mise en accessibilité - Ad’AP -, attestation d’achèvement à l’issue de l’Ad’AP…) ;
- la description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées et leurs justificatifs.
Le registre public d’accessibilité doit pouvoir être consultable sur place au principal point d’accueil accessible de l’établissement, sous format papier (classeur, porte-document…), sous format dématérialisé (à travers la mise à disposition d’une tablette par exemple), ou sur un site Internet.
À noter : pour faciliter la tâche des propriétaires ou des exploitants d’ERP, les pouvoirs publics ont élaboré un guide ainsi que des supports pré-remplis pour élaborer le registre public d’accessibilité, consultables sur le site Internet du ministère de la Transition écologique et solidaire.

vendredi 22 septembre 2017

Les dirigeants de sociétés d’exercice libéral paient-ils des cotisations sociales ?

Les dirigeants de sociétés d’exercice libéral paient-ils des cotisations sociales ?

En raison de leur affiliation au régime général de la Sécurité sociale, les dirigeants de sociétés d’exercice libéral ne sont pas personnellement redevables des cotisations sociales liées à leur activité.
Les dirigeants de sociétés d’exercice libéral bénéficient, en principe, du statut d’assimilé salarié. Ils sont donc affiliés, pour leur protection sociale, au régime général de la Sécurité sociale.
Précision : sont concernés par cette règle les gérants non majoritaires de sociétés d’exercice libéral à responsabilité limitée (Selarl), les présidents du conseil d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux délégués des sociétés d’exercice libéral à forme anonyme (Selafa) ainsi que les présidents et dirigeants des sociétés d’exercice libéral par actions simplifiées (Selas).
Aussi, les cotisations sociales dues sur la rémunération de ces dirigeants, quasi-identiques à celles dues pour un salarié, sont versées directement par la société dans laquelle ils exercent leur mandat. Autrement dit, ils ne sont pas directement redevables des cotisations sociales liées à leur activité professionnelle.
Dans une récente affaire, un avocat avait cessé d’exercer son métier en tant que professionnel libéral pour devenir associé et directeur général d’une Selas d’avocats. Il avait donc, lors de sa prise de fonction, été affilié au régime général de la Sécurité sociale. Toutefois, la société ne lui avait pas alloué de rémunération durant les 3 premiers mois de son activité. Estimant que cette absence de rétribution n’avait pas permis à l’avocat de bénéficier du statut d’assimilé salarié, la Caisse nationale des Barreaux français (CNBF) lui avait réclamé le paiement des cotisations sociales liées à une activité libérale de sa profession. À tort, selon la Cour de cassation, qui a considéré que la CNBF ne pouvait pas solliciter le paiement des cotisations sociales directement auprès de l’avocat puisque ce dernier était affilié au régime général de la Sécurité sociale.