lundi 2 mars 2015

Trente minutes de sieste pour se remettre d’une mauvaise nuit

Une étude parue dans la dernière édition du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism établit scientifiquement les bienfaits de la sieste.
Des chercheurs français et américains ont recruté onze hommes âgés de 25 à 32 ans pour le besoin de cette expérience menée en trois temps. La première nuit, les participants n'ont pu dormir que deux heures, sans sieste le lendemain. La nuit suivante, ils ont à nouveau eu droit à 2 heures de sommeil nocturne, mais avec une sieste de 30 minutes le jour suivant. Enfin, ils ont dormi pendant 8 heures d'affilée au cours de la dernière nuit. Ces séances de sommeil en laboratoire ont été complétées par la réalisation de tests salivaires et urinaires afin d'évaluer le niveau des hormones à différents moments de l'expérience.
Après la première séance, les taux de noradrénaline, une hormone impliquée dans la réponse au stress qui accroît le rythme cardiaque, la pression artérielle et la glycémie, étaient multipliés par deux et demi en moyenne. Les niveaux d'interleukin-6, une protéine aux propriétés antivirales, étaient également modifiés. Or, ces deux hormones indispensables à la bonne marche de l'organisme ont retrouvé des concentrations normales après une brève sieste.  
« Nos travaux suggèrent qu'une sieste de seulement 30 minutes peut inverser l'impact hormonal d'une mauvaise nuit », conclut Brice Faraut, chercheur à l'Université Paris Descartes-Sorbonne. 
Ces résultats plaident en faveur de la sieste, dont la pratique progresse actuellement au sein de l'entreprise.

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