lundi 6 avril 2015

Crash de l'A320 les médecins s'interrogent sur le comportement du copilote?

Plusieurs hypothèses médicales ont été évoquées pour expliquer le comportement du copilote Andreas Lubitz, soupçonné d'être à l'origine du crash de l'avion Germanwings dans les Alpes qui a fait 150 morts. Sur le plateau du 20H de 
France 2, le Dr Jean-Daniel Flaysakier a présenté avec prudence deux théories. "La première, c'est ce qu'on appelle 'l'accès mélancolique'. C'est une extrême souffrance, qui touche des gens qui sont souvent atteints d'un trouble bipolaire". Le copilote de l'avion aurait aussi pu être touché par une bouffée délirante: "Quelqu'un commence à avoir des hallucinations, pense que la personne à côté veut le tuer. Des voix vous disent comment vous échapper...". S'il est admis que le copilote allemand avait traversé un "épisode dépressif lourd" il y a six ans, pour lequel il suivait toujours un traitement "médical particulier et régulier", Céline Curiol, auteure d'Un quinze août à Paris, histoire d'une dépression (Actes Sud, 2014), dénonce de son côté dans  Le Monde, le lien fait entre dépression et "folie meurtrière". "Une nouvelle fois, on a pointé d'un doigt réprobateur la dépression, stigmatisant au passage ceux qu'elle frappe; on a brandi le spectre de la 'maladie mentale' pour justifier un comportement inacceptable. L'ex-dépressive que je suis trouve révoltant ce raccourci". Plusieurs médias se sont enfin interrogés sur la place du secret médical dans ce contexte. Andreas Lubitz était en effet en arrêt maladie le jour de la tragédie, mais n'en a pas informé sa compagnie. "Il existe une tolérance si le médecin est intimement convaincu que son patient est dangereux et présente un danger immédiat", explique au  Figaro le Dr Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie au Conseil de l'Ordre des médecins. "Mais son patient pourra alors se retourner contre lui, et le médecin devra expliquer au tribunal pourquoi il a jugé, en son âme et conscience, qu'il était de son devoir de déroger à l'obligation de secret".

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire