jeudi 2 avril 2015

Une plus grande maitrise de soi grâce au système d'étiquetage par feux de signalisation?


L’étiquetage des aliments sains et malsains adoptant un « système de feux de signalisation » est un sujet de discussion de longue date. Une étude allemande vient de montrer que le marquage des aliments de cette façon renforce la maîtrise de soi des consommateurs. Les résultats ont été publiés dans la revue « Obesity ».

Les chercheurs de l’Université de Bonn ont mené cette étude auprès de 35 adultes (dont 19 femmes). Les participants ont passé en revue les informations diététiques de 100 produits : les ingrédients étaient désignés soit de manière classique, en grammes et en pourcentage par portion, soit en utilisant le système de feux de signalisation, où les feux rouge, orange et vert désignent des ingrédients malsains, neutres ou sains, respectivement. On a demandé aux participants de préciser quelle somme ils étaient prêts à débourser pour un aliment donné tandis que leur activité neuronale était visualisée par imagerie IRM.

Les chercheurs ont constaté que les participants étaient prêts à payer davantage pour un aliment donné lorsqu’il arborait un feu de signalisation vert à la place de l’étiquetage classique. Inversement, lorsque le « feu » était rouge, la propension à acheter chutait. « Le système de feux de signalisation amplifie donc les informations données par l’étiquetage aux consommateurs ; la pertinence pour la santé est davantage prise en compte que l’étiquetage classique », a déclaré l’auteure principale, Laura Enax.

En outre, les examens IRM ont montré que le feu de signalisation rouge active la structure inférieure du gyrus frontal associée à l’autocontrôle. Cette activité à son tour a influé sur le cortex préfrontal ventromédian, qui traite de la volonté d’acheter via le système de récompense du cerveau et a diminué la propension à acheter.

« Le système d’étiquetage par feux de signalisation semble permettre aux participants de mieux résister à la tentation d’acheter des aliments malsains, par rapport aux informations classiques sur les ingrédients, données en grammes et pourcentages. Vraisemblablement, il suscite une prise en compte implicite plus importante des aspects pour la santé chez l’acheteur potentiel », a déclaré le directeur de l’étude, Bernd Weber.


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