vendredi 29 mai 2015

Les gènes déterminent la probabilité d’être piqué par un moustique



Les gènes déterminent la probabilité d’être piqué par un moustique
Tout le monde n’est pas aussi susceptible aux piqûres de moustiques : les moustiques peuvent être très attirés par certaines personnes et en ignorer d’autres. Selon des chercheurs britanniques, l’attractivité dépend du patrimoine génétique de la personne. Les gènes ont sans doute un effet sur l’odeur corporelle écrivent les chercheurs dans la revue « PLOS One ».
De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer pourquoi les moustiques préfèrent piquer certaines personnes plutôt que d’autres, mais il n’y en a pratiquement aucune qui soit scientifiquement fondée. Des recherches antérieures ont permis d’établir que l’odeur corporelle joue un rôle. Les scientifiques de la Faculté d’hygiène et de médecine tropicale de Londres ont à présent décodé le mécanisme sous-jacent.
Les chercheurs ont libéré des moustiques tigres dans un tube qui se subdivisait en deux sections. Les participants à l’étude (18 vrais jumeaux et 19 faux jumeaux) ont placé chacun une main à l’extrémité de chaque section. Les tests ont montré que les vrais jumeaux présentaient la même attractivité pour les insectes. Cependant, l’attractivité des faux jumeaux, dont les gènes différaient nettement plus, variait fortement.
Cela prouve que les gènes déterminent bien le risque d’être piqué par un moustique, déclarent les médecins sous la direction de James Logan. Le niveau d’héritabilité a été jugé comparable à celui associé à l’intelligence et la taille. Les chercheurs souhaitent mener d’autres expériences pour identifier les gènes déterminants et les mécanismes de contrôle sous-jacents.
« Si nous comprenions la base génétique de cette variabilité entre les individus, il pourrait être possible de développer des moyens sur mesure de lutter plus efficacement contre les moustiques et de nouvelles façons de les repousser », a expliqué M. Logan. À l’avenir, cela pourrait fournir également une meilleure protection contre les maladies transmises par les moustiques

jeudi 28 mai 2015



Médicaments non utilisés: une collecte en progression
Paris, vendredi 15 mai 2015. L'association Cyclamed qui collecte les MNU (médicaments non utilisés) a communiqué son bilan 2014, le mois dernier. Elle enregistre une progression de 1,7 % par rapport à 2013, et ce, malgré un gisement de MNU dans les foyers en nette diminution dans le même laps de temps. L'évaluation du gisement réalisée par l'institut CSA a constaté en effet une baisse de 18 % par rapport à 2012 pour s'établir à 19 200 tonnes, soit 291 grammes par habitant. Le tonnage récupéré atteint 12 056 tonnes, soit un taux honorable de récupération de 63 %, ce qui correspond à 184 grammes par habitant. Les régions les plus éco-citoyennes sont sur le critère des quantités rapportées: le Limousin avec 333 grammes par habitant, la Picardie avec 246 grammes, la Bourgogne avec 230 grammes. Les régions qui progressent les plus sont l'Auvergne (+ 6 %), PACA (+ 5 %) et l'Aquitaine (+ 4 %).
Un dépôt rarement à la fin du traitement
Ce que révèle l'étude barométrique menée par BVA en février 2015, c'est que ces bons résultats sont obtenus grâce à l'engagement de 80 % de nos concitoyens qui déclarent faire ce geste, essentiellement les femmes et les plus de 50 ans. Le dépôt se fait, 9 fois sur 10, suite à une occasion particulière (tri de son armoire à pharmacie lors du nettoyage de printemps, décès d'un proche…) et n'est réalisé à la fin d'un traitement que dans 12 % des cas. La population se dit informée surtout par la télévision (48 %) et 25 % par le biais de la vitrophanie ou d'une affiche (17 %) dans les vitrines des officines. Il semble que seulement 6 % des pharmaciens communiquent sur ce geste éco-citoyen, alors que ce rôle éthique est très apprécié par les patients.
Bien que tous les pharmaciens soient tenus de récupérer les MNU, 5 % des personnes
Interrogées ont essuyé un refus au cours de l'année 2014.
Soutenir la progression
Les spots TV en direct et en replay (une vague en janvier et une autre en avril 2015): « Les médicaments sont utiles, ne les rendons pas nuisibles » doivent soutenir cette progression pour 2015.
D'autres spots sont prévus cet été et à l'automne prochain. Mais Cyclamed s'appuie aussi sur son site internet, les réseaux sociaux et un nouveau partenariat avec une mutuelle (Harmonie Mutuelle)
Pour les pharmaciens sont prévus, outre les rencontres en régions avec les CROP (Conseil régional de l'Ordre des pharmaciens) et les représentants des syndicats professionnels, une nouvelle affiche des produits à rapporter, une newsletter et une vitrophanie.