mardi 30 juin 2015

Assurance maladie à l'étranger, mode d'emploi

Le Généraliste s'intéresse aux modalités de prise en charge en cas de maladie lors d'un séjour à l'étranger. Il renvoie sur le site internet du Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (CLEISS), qui liste les pays où fonctionne la Carte européenne d'assurance-maladie, informe sur le fonctionnement des différents systèmes de santé et les formalités, sur les accords de prise en charge passés entre la France et une vingtaine de pays principalement francophones, et indique la marche à suivre pour bénéficier d'un remboursement après un voyage dans un autre pays. A consulter aussi, le site du Comité d'informations médicales (Cimed).

Des collations riches en protéines pourraient servir de coupe-faim chez les adolescents



Des collations riches en protéines pourraient servir de coupe-faim chez les adolescents
Un goûter riche en protéines contribue à modérer l’appétit des adolescents pendant le reste de la journée et réduit la consommation de collations peu nutritives. Ce type de collation, surtout s’il s’agit de préparations à base de soja, pourrait améliorer les habitudes alimentaires des adolescents et prévenir la prise de poids, écrivent des chercheurs américains dans la revue « Journal of Nutrition ».
L’étude réalisée par l’Université du Missouri, à Columbia, a porté sur des garçons et filles, âgés de 13 à 19 ans, de poids normal ou en surpoids. Les chercheurs ont évalué dans quelle mesure et quels types de goûter influaient sur l’appétit et le comportement alimentaire plus tard dans la journée, et si cela influençait ou non leurs performances cognitives et leur humeur.
L’étude a montré que les participants qui consommaient un dessert au soja dans l’après-midi (saveur chocolat, caramel et arachides) étaient moins susceptibles de manger des collations peu nutritives plus tard dans la journée et avaient moins faim. En outre, ils consommaient plus de protéines et moins de graisses tout au long de la journée. Enfin, certains aspects des fonctions cognitives et de l’humeur étaient également améliorés.
« Les repas standard ont tendance à passer à la trappe chez les enfants de cet âge, en particulier à partir du milieu de l’après-midi jusqu’à tard le soir, et nombre des collations commodes à emporter contiennent beaucoup de graisses et de sucre », a déclaré la directrice de l’étude, Heather Leidy. Les collations riches en protéines de soja offrent une alternative intéressante et peu coûteuse, et ont également un effet positif sur l’ensemble du régime alimentaire, a-t-elle résumé.

dimanche 28 juin 2015

Conduite à tenir après anaphylaxie



Conduite à tenir après anaphylaxie
  1. Introduction
  2. Prise en charge après le traitement d'urgence
  3. Prise en charge au décours
1. Introduction
Anaphylaxie : réaction la plus grave d’hypersensibilité immédiate
Mise en jeu du pronostic vital
Association :
- Signes cardio-vasculaire : collapsus, choc
- Signes respiratoires : bronchospasme, dyspnée
- Signes cutanéo-muqueux : œdème laryngé, urticaire
 2. Prise en charge après le traitement d'urgence :
Interrogatoire :
- Signes d’anaphylaxie
- Circonstances ayant précédé le début des symptômes
- Heure d’apparition et chronologie des évènements
Paraclinique :
- Dosage de tryptase sérique dans les 4h suivant la réaction
3. Prise en charge au décours
Surveillance en milieu médicalisé d’au moins 6h après la réaction
Adresser le patient en consultation d’allergologie
En attendant la consultation :
- Remise d’une seringue d’adrénaline et éducation à l’auto-injection
- Eviction des allergènes suspectés en attendant la consultation d’allergologie

samedi 27 juin 2015

Radiographie d’abdomen sans préparation (ASP)



Radiographie d’abdomen sans préparation (ASP)
La radiographie d’abdomen sans préparation (ASP) est un examen radiologique très prescrit en ville et dans les services d’urgence. Cependant, l’évolution et la démocratisation des différentes techniques de radiologie plus modernes en limitent les indications. Ce consensus de la HAS résume les indications restantes de cet examen en pratique courante.
  1. ASP en pathologie digestive
  2. ASP en pathologie pédiatrique
  3. ASP en pathologie uro-gynécologique
1) ASP en pathologie digestive
En pratique, quasiment plus aucune indication, remplacée par TDM ou échographie.
ASP
Ingestion de corps étranger
MICI : recherche de COLECTASIE en cas de colite aigue grave

TDM
Douleurs abdominales
Syndrome occlusif
Plaie pénétrante de l’abdomen
ECHOGRAPHIE ou TDM
Pathologie biliaire ou pancréatique
Masse abdominale
ENDOSCOPIE
Saignement gastro-intestinal aigu
2) ASP en pathologie pédiatrique
4 SEULES INDICATIONS EN PREMIERE INTENTION :
  • Ingestion de corps étranger
  • MICI : recherche de COLECTASIE en cas de colite aigue grave
  • Maladie de Hirschsprung : suspicion de perforation ou d’occlusion
  • Entérocolite ulcéro-nécrosante du nouveau né
ASP non indiquée et échographie en cas de :
  • Appendicite
  • Douleurs abdominales récidivantes
  • Rectorragies et méléna
  • Lithiase urinaire
  • Infection urinaire
  • Traumatisme abdominal
3) ASP en pathologie uro-gynécologique :
3 SEULES INDICATIONS :
  • Suivi de colique néphrétique
  • Insuffisance rénale ou pyélonéphrite SI cavités pyélo-calicielles dilatées à l’échographie
  • Perte d’un DIU et DIU non visible à l’échographie
En cas de suspicion de colique néphrétique :
  • TDM sans injection en première intention, voire avec injection si besoin
  • Echographie chez femme enceinte
  • Jamais d’ASP à visée diagnostique +++
Pour le reste : échographie :
  • Trouble prostatique
  • Hématurie glomérulaire 
  • Masse annexielle
  • Insuffisance rénale
  • Pyélonéphrite
En conclusion, ce document de la HAS qui met à jour les indications de l’ASP rend cet examen presque obsolète. Les seules indications restantes en pathologie adulte sont l’ingestion de corps étranger et les rares cas de suspicion de colectasie chez les patients suivis pour MICI. Ces recommandations viennent en réponse à l’utilisation encore répandue d’un examen à faible pouvoir diagnostique et dont l’irradiation n’est pas négligeable. L’ensemble des pathologies abdominales doit désormais être exploré par échographie ou TDM en première intention

mercredi 24 juin 2015

Officinaux : prêts pour la canicule ?



Officinaux : prêts pour la canicule ?
Paris, le jeudi 11 juin 2015 - Selon les dernières prévisions de l'Institut Météo Consult pour cet été (actualisées le mercredi 10 juin), les températures en France métropolitaine devraient être relativement standard, et simplement en légère hausse par rapport aux moyennes saisonnières (+1 à 2°). Le risque de canicule parait faible sauf dans le quart sud est de la France qui pourrait connaitre des périodes chaudes et durables, en particulier en Vallée du Rhône. Mais il ne s'agit que de tendances susceptibles d'évoluer…
Adoptez les bons réflexes !
Pas besoin d'attendre la canicule pour adopter les bons réflexes. Une brochure éditée par le Ministère de la santé et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé peut vous aider à rappeler rapidement à vos patients les signaux d'alerte et les bons gestes, d'autant plus que ce fascicule est désormais disponible sur le site du Cespharm (1). Par ailleurs, bon à savoir, toute personne de plus de 60 ans ou en situation de handicap, peut bénéficier d'un accompagnement personnalisé en contactant sa mairie ou son Centre Communal d'Action Sociale (CCAS).
Plein feux sur les médicaments
En ce début d'été 2015, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), met l'accent, pour sa part, sur Canicule et produits de santé. Elle propose ainsi plusieurs nouveaux documents pour un bon usage des médicaments en cas de vague de chaleur que l'on peut télécharger sur le site (2,3). Les médicaments susceptibles d'aggraver un syndrome d'épuisement/déshydratation et un coup de chaleur, ou pouvant induire une hyperthermie, font l'objet d'un développement particulier (4). L'ANSM délivre également des conseils pour la conservation des médicaments (5). Elle rappelle notamment que pour des conservations à des températures inférieures à 25 ou 30°C, aucune précaution particulière supplémentaire n'est préconisée. Des études ont en effet montré qu'une température élevée pendant quelques jours ne dégrade pas ces produits. Leur transport nécessite toutefois un emballage isotherme non réfrigéré en évitant les coffres ou les habitacles de voitures exposées en plein soleil.
Lecteurs de glycémie : trop chaud, tout faux !
Enfin, l'ANSM insiste sur le fait qu'une attention particulière doit être apportée aux appareils lecteurs de glycémie, aux bandelettes, et solutions de contrôle, sous peine de voir les résultats faussés (6,7).