mardi 14 juillet 2015

À quel moment un deuxième choc anaphylactique est-il susceptible de se produire



À quel moment un deuxième choc anaphylactique est-il susceptible de se produire
Après un choc anaphylactique, une deuxième réaction allergique grave peut se produire même sans exposition à l’allergène. Une étude canadienne publiée dans la revue « Annals of Allergy, Asthma & Immunology » a évalué dans quelles circonstances et chez quels patients un deuxième choc anaphylactique est le plus susceptible de se produire.
Les scientifiques de l’Université d’Ottawa ont examiné les dossiers de 484 enfants qui avaient été traités aux urgences pour un choc anaphylactique. Ils ont analysé quels enfants avaient connu une seconde réaction allergique et quels avaient été les premiers symptômes. 14,7 % des participants ont présenté un second choc anaphylactique dont environ la moitié ont nécessité un traitement plus poussé par adrénaline.
Dans 75 % de l’ensemble des cas, la réaction secondaire s’est produite dans les six heures qui ont suivi le premier choc. L’un des indices de deuxième événement probable était une première réaction sévère. Chez les enfants de six à neuf ans, un deuxième choc était nettement plus probable s’ils avaient eu besoin de plusieurs doses d’adrénaline pour traiter la première réaction ou s’ils n’avaient pas reçu un traitement immédiat.
« Le message clé ici pour les parents, les soignants et les premiers intervenants est d’administrer de l’adrénaline au premier signe d’une réaction allergique sévère pour empêcher une aggravation de la réaction anaphylactique », a commenté James Sublett, président de l’Association américaine d’allergie, d’asthme et d’immunologie (American College of Allergy, Asthma and Immunology, ACAAI). « Toujours avoir une deuxième dose sur soi et, en cas de doute, l’administrer aussi. Une réaction anaphylactique non traitée peut être mortelle. »

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