vendredi 3 juillet 2015

Don d'organes



Don d'organes : la carte de donneur ne suffit pas
A l'occasion de la 15e Journée nationale sur le don d'organes et la greffe, l'Agence de la biomédecine a une nouvelle fois œuvré pour une meilleure reconnaissance des donneurs. Elle a notamment rappelé que la carte de donneur d'organes et de tissus ne suffisait pas à garantir le respect du choix de la personne avant son décès. Contrairement à ce que pensent 65 % des Français, ce document n'a aucune valeur légale. Il facilite uniquement le dialogue avec les familles et leur décision en apportant un témoignage de la volonté du défunt. Les médecins consultent, par ailleurs, systématiquement le registre national des refus pour vérifier que son nom n'y figure pas.
« Pour sauver des vies, il faut l'avoir dit », tel est donc le slogan de la campagne destinée à convaincre chacun de signaler clairement à ses proches s'il souhaite faire don de ses organes à sa mort. Et cette démarche concerne même les personnes âgées, en dépit d'une autre idée reçue sur la question. Il est, en effet, possible de prélever des reins et un foie jusqu'à plus de 80 ans ; 40 % des donneurs ont d'ailleurs plus de 65 ans. À noter qu'on peut aussi prélever après un traitement médical ou des antécédents médicaux lourds.
Quant aux donneurs vivants, un sondage montre qu'ils ne regrettent quasiment jamais leur décision : 96 % des donneurs de reins conseilleraient à une autre personne de donner cet organe et 98 % le referaient eux-mêmes s'ils le pouvaient, et ce malgré les complications qu'ils ont pu subir (49 % ont eu des complications bénignes, 5 % ont eu des complications plus graves et 3 % ont même dû être hospitalisés pour un danger vital à la suite de l'intervention).

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