dimanche 4 octobre 2015

Les appli de « drague » sont accusées de propager les MST



Les appli de « drague » sont accusées de propager les MST
Dans un récent communiqué, le département américain de Santé de Rhode Island accuse les applications de rencontres d'être en partie responsables de la fulgurante progression des maladies sexuellement transmissibles, observée entre 2013 et 2014.
Sur cette courte période, le nombre de cas de syphilis a augmenté de 79 % et celui des urétrites comme la gonorrhée de près de 30 %. Le taux de détection de nouveaux cas de VIH s'est accru, pour sa part, de 33 %.
« Les comportements à risques incluent autant le recours aux applications qui arrangent des relations sexuelles entre anonymes que les relations sexuelles non protégées ou la multiplication de partenaires sexuels », note le rapport. D'ailleurs, c'est la population la plus « connectée » (à savoir les jeunes adultes) qui est la première concernée par l'augmentation des MST.
Avec près de 50 millions de téléchargements à travers le monde, Tinder est la plus connue de ces applis qui s'adressent autant aux personnes souhaitant rencontrer l'âme sœur qu'à celles qui recherchent un partenaire d'un soir. Une étude conduite en 2013 par la New York University avait déjà établi un lien entre la popularité croissante d'un site de petites annonces, Craiglist, et une hausse de 16 % des cas de VIH entre 1999 et 2008 aux Etats-Unis. En janvier dernier, c'est une étude britannique qui avait démontré que les utilisateurs de ces applications étaient plus souvent testés positifs pour les Chlamydia et la gonorrhée que les individus ayant rencontré leur partenaire grâce à d'autres méthodes.

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