mercredi 28 octobre 2015

Rhinite allergique



Rhinite allergique
La rhinite allergique est une pathologie fréquente et bénigne. Cependant, ses conséquences peuvent entraîner une limitation de la qualité de vie et parfois même des absences au travail. Ces recommandations précisent la classification et l’escalade thérapeutique à mettre en place pour la prise en charge de cette pathologie.
1) Introduction :
50% des rhinites sont des rhinites allergiques
Rhinite allergique :
- Expression clinique d’une rhinite
- Manifestation IgE-dépendante que l’on peut rattacher à une exposition allergénique
Classification :
- Intermittente : durée < 4 semaines par an
- Persistante : durée > 4 semaines par an
- Légère : absence de retentissement sur la qualité de vie du patient
- Sévère : retentissement sur la qualité de vie du patient
2) Diagnostic :
Association :
- Rhinorrhée avec jetage postérieur
- Prurit nasal
- Anosmie ou hyposmie
- Eternuements
- Obstruction nasale
Recherche d’une exposition allergénique : domestique ou environnementale
Examen ORL complet
Prick tests : démontre la sensibilisation allergénique
Recherche d’un asthme associé : examen clinique +/- EFR
3) Prise en charge :
Eviction des allergènes identifiés lorsque c’est possible
Eviction du tabagisme actif et passif
Modalités thérapeutiques :
- Rhinite légère : antihistaminiques locaux ou généraux
- Rhinite sévère ou échec des anti-H1 : corticoïdes locaux
- Immunothérapie en fonction des allergènes : préférer la voie sublinguale
La rhinite requiert une prise en charge simple. L’identification et l’éviction des allergènes permettent une prise en charge efficace. Les antihistaminiques sont  le traitement symptomatique de choix avec des précautions quant au risque de somnolence induit par les classes de première génération. L’immunothérapie spécifique est un traitement de désensibilisation long pour lequel l’observance du patient doit être optimale

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