lundi 16 novembre 2015

Des méthodes alternatives aident grandement à soulager les douleurs chroniques au cou

Des méthodes alternatives aident grandement à soulager les douleurs chroniques au cou

Une enquête britannique à grande échelle, publiée dans la revue "Annals of Internal Medicine", a révélé qu’il est possible de soulager significativement les douleurs chroniques au cou en faisant appel à des méthodes alternatives comme la technique Alexander ou l’acupuncture. L’étude menée à l’Université de York a porté sur 517 patients qui avaient été répartis en 3 groupes par tirage au sort. Tous les groupes ont reçu les soins habituels (médicaments ainsi que physiothérapie et autres soins spécialisés). Un groupe avait en outre la possibilité de prendre jusqu’à 20 leçons d’une demi-heure avec des enseignants de la Société des professeurs de la technique Alexander, en plus des soins habituels ; un groupe a effectué jusqu’à 12 séances de 50 minutes d’acupuncture, d’après la théorie de la médecine chinoise traditionnelle, avec des praticiens du Conseil d’acupuncture britannique, en plus des soins habituels. Faisant office de groupe témoin, le troisième groupe a reçu seulement les soins habituels. Un soulagement de la douleur de 25 % était considéré comme une réduction cliniquement significative. D’après les résultats, à 12 mois, la douleur était réduite de 32 % chez ceux qui avaient effectué des séances d’acupuncture et de 31 % chez ceux qui avaient pris des leçons de technique Alexander. Si l’on compare les leçons de technique Alexander ou l’acupuncture avec les soins habituels seuls, ces réductions étaient jugées significatives sur le plan statistique. En outre, il s’est avéré que les patients de ces deux groupes étaient mieux en mesure de faire face à leur niveau de douleur, ou de le réduire, sans avoir recours aux médicaments. "Notre principale constatation est que la technique Alexander et l’acupuncture sont associées à des réductions significatives des douleurs au cou à 12 mois," déclare l’auteur de l’étude, Hugh MacPherson. Des recherches antérieures avaient montré que les interventions simples ne présentent en général pas d’avantages à long terme, notent les auteurs.

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