mardi 29 décembre 2015

Les « nouveaux » pères en salle de naissance



Les « nouveaux » pères en salle de naissance
La participation des futurs pères à l'accouchement a augmenté dans les pays occidentaux à partir des années 1970. Avant cette date, ils étaient exclus des salles d'accouchement mais l'émergence de mouvements promouvant un accouchement plus naturel a eu raison de la résistance du corps médical. Les sages-femmes ont ainsi pu découvrir les ressources positives apportées par la présence du père.
Les recherches sur la présence des pères durant l'accouchement commencent timidement dans les années 1980 ; elles ont démontré que cette présence était bénéfique sur la durée du travail et de l'accouchement, sur la santé de la mère et sur l'attachement à l'enfant.
C'est par ailleurs un facteur renforçant la relation de couple et qui prend une place importante dans le processus qui conduit à « devenir père. »
Dans les années 1990, lorsque la présence des pères est devenue communément admise, les recherches se sont focalisées sur leur vécu, démontrant que, s'ils avaient un fort désir d'être présents, c'était pour eux l'occasion d'expériences positives et négatives (fierté de pouvoir aider et d'être père, mais aussi difficulté à assumer de ne pas pouvoir aider assez, d'être moins utile que les professionnels).
Dans un pays tel que le Royaume-Uni, les recommandations incitant les professionnels de santé à encourager l'implication des pères se sont multipliées. Une revue de la littérature narrative de ces vingt dernières années les aide aujourd'hui à mieux comprendre le rôle du père pendant le travail et l'accouchement et en particulier leur place dans la prise de décision.
Des pères « actifs » et d'autres qui sont là « moralement »
Les rôles adoptés pendant le travail et l'accouchement peuvent être tour à tour de type actif ou passif c'est-à-dire soutenir leur compagne ou s'en tenir au rôle de témoin. Dans le rôle passif, de nombreux pères préfèrent être en retrait et observer ; ils se voient comme des compagnons présents moralement. Ils peuvent lire, dormir, s'absenter longuement et laisser à la sage-femme le soin de soutenir la mère. Le rôle actif prend différentes formes qui vont d'un soutien pratique à la posture d'avocat acquis à la cause de la femme lorsqu'il s'agit de faire des choix.
Les pères se sentent souvent gênés vis-à-vis des prises de décision, sans doute parce qu'ils ne considèrent pas que cela entre dans leurs prérogatives mais aussi par crainte que leur compagne leur reproche de l'avoir incitée à accepter une intervention qu'elle ne souhaitait pas. Cependant, parfois ils influencent indirectement la mère, à propos de la péridurale en particulier.
Plusieurs facteurs facilitateurs ou « barrière » ont été identifiés dans cette étude : par exemple les séances de préparation à la naissance sont particulièrement bénéfiques en terme de soutien apporté lors du travail et de l'accouchement. L'utilisation d'outils de surveillance tels que le monitoring peut également aider les pères, en leur permettant de repérer la contraction utérine avant même que la femme ne la ressente, ce qui améliore leur sentiment de contrôle, mais la technologie peut aussi être source de conflit entre le couple et l'institution de santé, conflit dans lequel le père prendra la posture de leader.
La principale barrière à la prise de décision est la mauvaise communication avec les professionnels de santé, le manque de connaissance étant parfois la cause de cette mauvaise communication. L'efficacité de la péridurale peut aussi être vécue comme un frein puisque, si les pères sont nombreux à bien l'accueillir, certains regrettent qu'elle réduise leur rôle dans leur possibilité d'aide durant le travail.

lundi 28 décembre 2015

La demande de plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) doit être déposée au plus tard le 31 décembre 2015.

La demande de plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) doit être déposée au plus tard le 31 décembre 2015.
Pour rappel, lorsque le montant de la contribution économique territoriale (CET) qui comprend la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) excède 3 % de la valeur ajoutée produite par l’entreprise, cette dernière peut obtenir un dégrèvement.
Pour calculer le dégrèvement, la CET à retenir s’entend de la somme de la CFE et de la CVAE effectivement dues, diminuées si besoin des réductions ou dégrèvements qui les concernent et, éventuellement, augmentées des impositions supplémentaires. Néanmoins, certains éléments ne sont pas à prendre en compte dans ce calcul, tels que le crédit d’impôt en faveur des entreprises implantées en zone de restructuration de la défense et les taxes consulaires (taxes pour frais de chambres de commerce et d’industrie, taxes pour frais de chambres des métiers et de l’artisanat). Le dégrèvement est égal à la différence positive entre le montant de la CET ainsi obtenu et le plafond de 3 % de la valeur ajoutée.

Demande de plafonnement

C’est à l’entreprise de faire la demande de plafonnement à l’aide de l’imprimé n° 1327-CET (régime réel) ou n° 1327-S-CET (régime micro-entreprises). Cette demande doit être déposée auprès du service des impôts dont dépend le principal établissement de l’entreprise au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de la mise en recouvrement des impositions. Soit le 31 décembre 2015 au titre de la CET 2014 et le 31 décembre 2016 au titre de la CET 2015. Le service des impôts devant répondre dans un délai de 6 mois à compter de la réception d’une demande complète.
À noter : le dégrèvement s’impute en principe sur la CFE de l’année suivante. Mais attention, la CET restant due ne doit pas être inférieure à la cotisation minimum de CFE.

jeudi 24 décembre 2015

Laïcité: l'Ordre des Médecins de Haute-Garonne publie un guide



Laïcité: l'Ordre des Médecins de Haute-Garonne publie un guide
À l'occasion de la Journée nationale de la laïcité organisée le 9 décembre, l'Ordre des Médecins de Haute-Garonne a publié sur son site internet un guide de bonnes pratiques comprenant 31 fiches sur le thème "Soins et laïcité au quotidien". Ce document a été réalisé par un groupe de travail réunissant soignants de différentes convictions, de représentants des quatre cultes principaux, de l'agence régionale de santé, de l'espace éthique régional et de la Fédération de l'hospitalisation privée et publique. Il vise à résoudre "de multiples situations concrètes" sur les sujets de la clause de conscience, le certificat de virginité ou de "défloration", l'excision, l'hyménéoplastie, la circoncision, la contraception, l'interruption volontaire de grossesse, le diagnostic prénatal, la stérilisation, le don d'organes, l'autopsie, le jeûne religieux, la vaccination ou encore la traçabilité des refus de soins, liste Le Quotidien du Médecin.

Les boissons énergisantes augmentent la tension artérielle et les hormones de stress



Les boissons énergisantes augmentent la tension artérielle et les hormones de stress
La consommation de boissons énergisantes augmente la tension artérielle et stimule la libération de noradrénaline. Une étude américaine présentée lors des Sessions scientifiques de l’Association américaine de cardiologie (American Heart Association) avance désormais que cela pourrait augmenter le risque d’événements cardiovasculaires.
L’étude, menée par des chercheurs de la Clinique Mayo, à Rochester dans le Minnesota, a porté sur 25 jeunes adultes en bonne santé ne présentant aucun facteur de risque cardiovasculaire connu. Les participants ont bu une canette de 473 ml (16 onces) d’une boisson énergétique disponible dans le commerce, ou un placebo, dans un ordre aléatoire sur deux jours différents. Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle et le taux sanguin de noradrénaline des sujets avant et 30 minutes après la consommation des boissons.
L’équipe a constaté qu’en parallèle de l’augmentation de la tension artérielle, le taux de noradrénaline des participants qui avaient consommé la boisson énergisante avait augmenté plus de deux fois plus que celui des participants qui avaient bu le placebo. Plus précisément, le taux de noradrénaline avait augmenté de près de 74 % après la consommation d’une boisson énergisante contre 30 % après l’ingestion d’un placebo.
Ces résultats laissent penser qu’une augmentation de la tension artérielle et des hormones de stress pourrait prédisposer des jeunes adultes par ailleurs en bonne santé à un risque cardiovasculaire accru, soulignent les auteurs.