mercredi 23 décembre 2015


Attentats: plan blanc dans les hôpitaux et suspension de la grève des libéraux

Au-delà de l'effroi et de la sidération, l'ensemble de la profession médicale, et notamment l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ( AP-HP), s'est mobilisé avec une efficacité exemplaire pour prendre en charge plus de 350 blessés, après le carnage des attentats de Paris qui ont fait au moins 129 morts. Dans ce type de situation, la règle est claire: ne pas attendre, décider tout de suite devant chaque blessé, éviter les examens inutiles, voir ceux sur lesquels il faut intervenir au plus vite, explique Libération. Mais les agents hospitaliers ne sont pas habitués à voir ces blessures de guerre. "Des blessés par balle, on en voit au Samu, mais pas ça. Ce qu'on a vu, c'est 14-18", raconte aux Echos Christophe Prudhomme, le porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Il est arrivé après l'explosion du premier kamikaze au Stade de France, dans une pluie de boulons. "Les victimes étaient tachetées de bouts de métal, comme après des tirs de shrapnell", raconte-t-il. Les syndicats de médecins libéraux ont stoppé leur mouvement de grève contre la loi santé, poursuit Le Quotidien du Médecin. Dès vendredi soir, l'Union des chirurgiens de France (UCDF) a demandé aux soignants de la région parisienne de se rendre disponibles dans les établissements. De nombreux praticiens ont été prévenus par SMS. Le Syndicat national des anesthésistes réanimateurs de France (SNARF) a lancé le même appel auprès de ses membres. L'Etablissement français du sang ( EFS) a salué de son côté "l'engagement et la solidarité" des donneurs et appelle à poursuivre la mobilisation. "Le niveau satisfaisant des réserves en produits sanguins a permis de faire face à la situation exceptionnelle de cette nuit. Il n'y a pas aujourd'hui de besoins urgents, mais il est important d'anticiper".

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