mercredi 23 décembre 2015

Patients radicalisés: quelle attitude adopter?



Patients radicalisés: quelle attitude adopter?
L'Ordre des Médecins vient de publier une note délivrant la marche à suivre face à des patients radicalisés, souligne  Pourquoi Docteur. Si le praticien reçoit un jeune musulman semblant se radicaliser (barbe fournie, djellaba...), "il ne doit pas le signaler. Il est un confident et le secret médical est absolu", indique le Dr Jean-Marie Faroudja, président de la section Ethique et déontologie de l'Ordre. Si une mère fait part de craintes pour son fils, "le médecin doit lui conseiller de se rapprocher du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR)", au 0800 00 56 96. Face à un mineur en voie de radicalisation ou radicalisé", la loi prévoit une dérogation à l'obligation de respecter le secret professionnel", le tuteur légal devant être préalablement informé "sauf si cette information est contraire à l'intérêt de l'enfant". Le médecin pourra contacter la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) qui évaluera la situation et déterminera les actions à mettre en œuvre. Enfin, face à un patient majeur en voie de radicalisation ou radicalisé, le praticien est tenu au respect du secret professionnel. Cependant, s'il redoute un comportement dangereux, il pourra décider ne pas taire certaines informations, comme un appel au terrorisme, "quitte à en répondre devant la juridiction disciplinaire de l'Ordre ou devant un tribunal pénal. Les circonstances atténuantes entraîneront très certainement une relaxe de ce médecin". Dans le doute, le médecin peut se tourner vers les conseils départementaux de l'Ordre.

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