dimanche 31 janvier 2016

30 % des femmes concernées par l’incontinence ne cherchent pas de solution

30 % des femmes concernées par l’incontinence ne cherchent pas de solution

Une étude parue dans la revue Obstetrics and Gynecology montre que les fuites urinaires restent un tabou pour de nombreuses femmes qui, plutôt que de solliciter leur médecin pour un traitement, préfèrent renoncer à de nombreuses sorties et activités.
L'équipe du Dr Elaine Waetjen, gynécologue à l'UC Davis Medical Center aux Etats-Unis, a interrogé pendant 9 années plus de 3 000 femmes âgées de 42 à 64 ans sur le thème de l'incontinence ; 68 % d'entre elles ont déclaré connaitre au moins un épisode de fuites par mois. L'incontinence touchait avec la même incidence toutes les catégories socio-économiques. Chez la plupart des femmes concernées, ces troubles entraînent un changement de mode de vie allant de la limitation des déplacements et activités à l'arrêt du travail, la fin de la vie sexuelle et un isolement important.
Malgré cet impact négatif sur leur quotidien, seulement 68 % des personnes interrogées se sont mises à la recherche active d'un traitement. Les caractéristiques démographiques et psychosociales des participantes n'ont eu aucun impact différentiel sur cette décision : seules la fréquence et la sévérité des fuites ont été des facteurs incitatifs. Le Dr Waetjen estime qu'une meilleure information sur l'incontinence et ses remèdes permettrait d'inciter de nombreuses femmes à surmonter leur honte et leur sentiment de fatalité. Il existe, en effet, des solutions autres que la chirurgie et les médicaments.
L'American College of Physicians recommande d'ailleurs d'orienter les patientes « réticentes » vers les options les plus simples comme les exercices de Kegel, la réduction des apports irritants pour la vessie tels que la caféine, les aliments épicés, l'alcool et les agrumes et la perte de
poids.

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