samedi 13 février 2016

Céphalées : l’essentiel de janvier

Céphalées : l’essentiel de janvier

Les meilleures nouvelles études que nous avons sélectionnées après analyse de plus de 219 articles cliniques sur les céphalées publiés au cours du mois dernier.
BOTOX est une option thérapeutique à long terme sûre pour les céphalées dues à une surutilisation de médicaments réfractaires aux médicaments préventifs chez les patients souffrant de migraine chronique
Source : Springerplus

Conception/méthodes de l’étude
  • Des chercheurs ont évalué de manière prospective 155 patients souffrant de migraine chronique (MC) réfractaires à plusieurs thérapies préventives antérieures et de céphalées dues à une surutilisation de médicaments qui avaient commencé un traitement par injections d’onabotulinumtoxinA 155U entre octobre 2010 et novembre 2011 et avaient été suivis pendant 2 ans avec une évaluation tous les 3 mois au moment de l’injection.
Principaux résultats
  • L’onabotulinumtoxinA 155U a significativement réduit le nombre de jours avec céphalées et migraine (P < 0,001), de jours avec prise de médicament pour une douleur aiguë (P < 0,001) et le score au test de l’impact des céphalées à 6 éléments (P < 0,001) par rapport à l’entrée dans l’étude.
  • Les améliorations sont survenues après la première injection (P < 0,001) et ont augmenté progressivement au cours des 2 ans de traitement.
  • Les événements indésirables liés au traitement (céphalées, douleur au niveau du site d’injection, ptôse, faiblesse musculosquelettique) étaient transitoires et légers à modérés.
Limites
  • Absence de placebo, de groupe témoin ou de randomisation.
Pourquoi est-ce important ?
  • L’onabotulinumtoxinA est non seulement efficace pour la prophylaxie de la MC mais également pour la comorbidité des céphalées dues à une surutilisation de médicaments, qui complique souvent le traitement des patients souffrant de MC.
Résumé PubMed
Texte complet libre
 
 
Du sirop de citron, un remède perse traditionnel contenant du jus d’agrume et du sucre, a réduit l’intensité et la durée de la migraine, mais pas sa fréquence.
Source : J Ethnopharmacol
Principaux résultats
  • L’intensité des céphalées sur une échelle visuelle analogique (P < 0,01) et la durée (P < 0,0001) étaient inférieures avec le sirop de citron comparativement au placebo.
  • Le sirop de citron était aussi efficace que le propranolol (P > 0,05) mais n’a pas significativement réduit la fréquence par rapport au placebo.
  • Le sirop de citron n’a pas eu d’effets secondaires graves.
Conception de l’étude
  • Dans cet essai en double aveugle, 90 patients souffrant de migraine ont été randomisés pour recevoir du sirop de citron (15 ml), du propranolol (comprimé de 20 mg) ou du sirop placebo 3 fois par jour après avoir mangé, pendant 4 semaines.
Pourquoi est-ce important ?
  • Le sirop de citron a montré une efficacité similaire à celle du propranolol dans le soulagement de la douleur, mais pas dans la prévention de la migraine, ce qui justifie d’approfondir la recherche.
Résumé PubMed

Les céphalées et autres symptômes chez les enfants vivant dans des logements insalubres sont liés aux moisissures, aux blattes et à l’humidité. 
Source : BMJ Open
Principaux résultats
  • Les conditions de logement étaient très insalubres ; dans un quartier, 67 % des appartements étaient traités contre les blattes, 27 % étaient infestés de blattes et 40 % comportaient des moisissures visibles.
  • Les moisissures ont été significativement associées aux céphalées (RR : 4,2, IC à 95 % : 1,2 à 14,8) et l’asthme en cours a été associé à l’humidité (4,1, 1,7 à 9,9), selon une analyse de régression logistique corrigée pour prendre en compte les données démographiques/les facteurs du mode de vie.
  • Les blattes ont été associées à des céphalées, des visites dans des services d’urgences et des difficultés à s’endormir.
  • Un état de santé général plus fragile a été associé aux moisissures et aux blattes.
Conception de l’étude
  • Entre 2010 et 2011 à Rosengård, en Suède, les mères de 359 enfants (âgés de 0 à 13 ans ; taux de participation de 40 %) situées dans 2 quartiers d’immigrants défavorisés ont été interrogées en ce qui concerne la santé, le mode de vie et les caractéristiques de leur appartement.
  •  Des communicants en matière de santé formés ont effectué des inspections à domicile.
Pourquoi est-ce important ?
  • L’association de conditions de logement insalubres à des céphalées et d’autres symptômes suggèrent la possibilité de mécanismes sous-jacents et d’interventions, ainsi que la nécessité d’améliorer les conditions de vie. Les cliniciens devraient poser des questions sur le logement des enfants qui présentent ces symptômes.
Résumé PubMed
Texte complet libre

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