lundi 25 avril 2016

L’essentiel du mois d’avril 2016 : Douleur

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L’essentiel du mois d’avril 2016 : Douleur

Les 3 articles essentiels de ce mois-ci sur la douleur, sélectionnés parmi 611 articles approuvés par des pairs :
Nouvelle directive relative à la cervicalgie
Recommandations des CDC pour la prescription d’opioïdes
Thérapies pour les douleurs lombaires chroniques

Le protocole d’Ontario pour la prise en charge des blessures de la circulation (Ontario Protocol for Traffic Injury Management, OPTIMa) a développé une directive de pratique clinique, constituée de huit recommandations, destinée aux cliniciens traitant des cervicalgies et des affections associées (CAA) de grades I à III 

Source : Eur Spine J
Principaux résultats

  • Les huit recommandations du panel comprenaient ce qui suit :
    • Les cliniciens doivent d’abord exclure toute pathologie structurelle majeure ou autre comme cause de la CAA, puis classifier la CAA en grade I, II ou III.
    • Les cliniciens doivent rassurer les patients sur l’évolution typique d’une CAA qui se caractérise par une résolution spontanée et une nature bénigne.
    • Les cliniciens doivent encourager les patients à rester actifs et à bouger.
    • Pour les CAA de grades I à II d’une durée ≤ 3 mois, les cliniciens doivent envisager une éducation structurée des patients en association avec des exercices visant à restaurer l’amplitude des mouvements, des soins multimodaux (exercices visant à restaurer l’amplitude des mouvements avec manipulation ou mobilisation), ou des relaxants musculaires. Étant donné qu’il existe des données probantes quant à l’absence d’efficacité, les cliniciens ne doivent pas proposer une éducation structurée du patient seule, le traitement par tension/contre-tension, des massages de relaxation, une minerve, l’électro-acupuncture, l’électrothérapie ou l’application de chaleur en clinique.
    • Pour les CAA de grades I à II d’une durée > 3 mois, les cliniciens doivent envisager une éducation structurée du patient en association avec des exercices visant à restaurer l’amplitude des mouvements et de renforcement, du chi qong, du yoga, des soins multimodaux, des massages cliniques, un traitement laser de faible intensité, ou des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.
    • Pour les CAA de grade III d’une durée ≤ 3 mois, les cliniciens doivent envisager des exercices de renforcement supervisés associés à une éducation structurée du patient. Étant donné qu’il existe des données probantes quant à l’absence d’efficacité, les cliniciens ne doivent pas proposer une éducation structurée du patient seule, une minerve, un traitement laser de faible intensité, ou la traction du cou.
Conception de l’étude

  • Il s’agissait d’une série de recommandations émises par un panel d’experts qui se sont appuyés sur une synthèse de la littérature médicale.
Pourquoi est-ce important ?

  • La cervicalgie est responsable de 10,2 millions de visites médicales par an aux États-Unis.
  • 30 % à 50 % de la population adulte générale rapporte annuellement une cervicalgie.
Résumé PubMed

Les CDC ont émis de nouvelles directives concernant la prescription d’opioïdes par les prestataires de soins primaires ; elles comprennent 12 recommandations, dont une préférence pour le traitement non opioïde des douleurs chroniques

Source : JAMA
Principaux résultats

  • Les directives contiennent 12 recommandations, notamment les suivantes :
    • Le traitement non opioïde est préférable pour le traitement des douleurs chroniques.
    • Les opioïdes doivent uniquement être prescrits lorsqu’il est anticipé que les bénéfices pour la douleur et la fonction seront supérieurs aux risques.
    • Avant de prescrire des opioïdes, les cliniciens doivent établir les objectifs du traitement avec les patients et déterminer comment les opioïdes seront interrompus si les bénéfices ne l’emportent pas sur les risques.
    • Les cliniciens doivent commencer par prescrire la posologie efficace la plus faible possible, réévaluer attentivement les bénéfices et les risques lorsqu’ils envisagent d’augmenter la posologie à 50 milligrammes de morphine ou équivalents ou plus par jour, et éviter la prescription concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines.
    • Pour les patients présentant un trouble lié à l’usage d’opioïdes, les cliniciens doivent fournir un traitement fondé sur des données probantes, tels que la buprénorphine ou la méthadone.
Conception de l’étude

  • Il s’agissait de directives fondées sur une revue de la littérature médicale.
  • Les données probantes provenaient d’essais randomisés contrôlés ou d’études observationnelles, à l’exception des études de faible qualité utilisant une méthodologie GRADE.
  • Une méta-analyse n’a pas été effectuée en raison du nombre limité d’études éligibles.
Pourquoi est-ce important ?

  • Il existe une épidémie de surdosage d’opioïdes sur ordonnance, qui est alimentée par une augmentation des prescriptions et des ventes d’opioïdes.
  • Plus de 40 décès se produisent chaque jour aux États-Unis dus à un surdosage d’opioïdes sur ordonnance.
  • Les douleurs chroniques affectent 11,2 % de la population.
Résumé PubMed

La réduction du stress basée sur la pleine conscience (RSBPC) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) soulagent efficacement les douleurs lombaires chroniques et améliorent les limitations fonctionnelles.

Source : JAMA
Principaux résultats

  • Au bout de 26 semaines, le pourcentage de participants qui présentaient un soulagement cliniquement significatif selon le score RDQ était de 60,5 % avec la RSBPC, de 57,7 % avec la TCC, et de 44,1 % avec les soins habituels (P globale = 0,04).
  • Le pourcentage de participants obtenant une amélioration cliniquement significative dans la gêne causée par la douleur était de 43,6 % avec la RSBPC, de 44,9 % avec la TCC, et de 26,6 % avec les soins habituels (P globale = 0,01).
  • Pour les deux résultats principaux, les résultats persistaient avec peu de changement au bout de 52 semaines.
Conception de l’étude

  • Il s’agissait d’un essai clinique randomisé, avec la personne menant l’entretien en aveugle dans lequel les participants ont été randomisés pour recevoir soit une RSBPC (n = 116) ; soit une TCC (n = 113) pendant 8 séances de groupe de 2 heures hebdomadaires ; soit les soins habituels (n = 113).
  • Les mesures des principaux résultats étaient la gêne liée aux douleurs lombaires auto-rapportée (échelle de 0 à 10) au bout de 26 semaines et l’amélioration cliniquement significative (≥ 30 %) par rapport à l’entrée dans l’étude dans les limitations fonctionnelles (questionnaire de l’invalidité de Roland modifié [modified Roland Disability Questionnaire, RDQ]).
Pourquoi est-ce important ?
  • Les douleurs lombaires sont la principale cause d’invalidité aux États-Unis.
Résumé PubMed
Texte intégral libre

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