jeudi 26 mai 2016

Carburant: les médecins sont prioritaires

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Carburant: les médecins sont prioritaires
Six raffineries sur huit sont touchées par la mobilisation contre la loi travail et, face au risque de rupture d'approvisionnement en essence, les préfectures rationnent le service à la pompe. Les véhicules privés des médecins sont considérés comme prioritaires: ils sont exemptés des restrictions et ont accès aux stations réquisitionnées, explique Le Quotidien du Médecin. Mais les modalités d'application diffèrent d'un département à l'autre. Dans le Nord par exemple, seuls les professionnels de santé qui se rendent au domicile de leurs patients sont considérés comme prioritaires. Ils peuvent faire le plein dans La Manche mais sont limités à 30 € dans le Calvados. Les médecins doivent présenter leur carte professionnelle pour s'approvisionner dans les stations réquisitionnées. Ils peuvent connaître les mesures prises dans chaque département en consultant les sites internet des préfectures. France TV a dressé une carte des pénuries.

50.000 € pour toute installation dans un désert médical

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50.000 € pour toute installation dans un désert médical

Lors des négociations conventionnelles qui se rouvrent aujourd'hui, l'assurance-maladie devrait mettre sur la table plusieurs incitations à l'installation dans les zones médicalement sous-dotées, annonce Le Parisien. A commencer par l'attribution d'une aide de 50.000 €, versée pour moitié au démarrage et pour moitié l'année suivante. Le praticien devra s'engager à exercer là pendant au moins trois ans, sous peine de devoir rembourser une partie de l'aide. Il aura en outre la possibilité de réaliser des vacations au sein des hôpitaux de proximité. Par ailleurs, l'assurance-maladie entend favoriser le compagnonnage: les médecins âgés d'au moins 60 ans installés sur un territoire fragile auront droit à une majoration de 10% de leurs honoraires, plafonnée à 20.000 € par an, s'ils trouvent un associé de moins de 50 ans. Pour l'accueil d'étudiants en stage, ils bénéficieront d'une aide de 300 € par mois, soit 50% de plus que l'aide actuelle.

mercredi 18 mai 2016

Imagerie médicale : mieux adapter les moyens aux besoins

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Imagerie médicale : mieux adapter les moyens aux besoins

Pourquoi Docteur ,cartes à l'appui, revient sur le rapport de la Cour des comptes consacré à l'imagerie médicale, s'intéressant particulièrement aux inégalités géographiques. Ainsi, la répartition des médecins radiologues et nucléaires varie considérablement, avec des écarts de densité de 1 à 10. La densité moyenne de médecins radiologues est de 13 pour 100.000 habitants, et les départements les moins bien dotés sont Mayotte (1,9), le Cantal (4,8), la Creuse (5) et l'Eure (5,2). Les mieux pourvus sont les Hauts-de-Seine (18,7), l'Hérault (18,9), les Alpes-Maritimes (20,1) et Paris (34,8). Les taux d'équipements s'avèrent encore plus disparates : "ainsi, la Haute-Saône compte un seul équipement d'IRM pour 250.000 habitants (soit 4,17 IRM pour un million d'habitants) contre une IRM pour moins de 40.000 habitants à Paris (27,66 IRM pour un million d'habitants)". Toutefois, pour les sages de la rue de Cambon, il n'existe pas de corrélation automatique entre délai d'attente et taux d'équipement, et il s'agirait davantage de problèmes de ressources humaines, rapporte Femme Actuelle. Des délais qui ont certes diminué d'environ 6 jours (-16%) entre 2004 et 2015, mais qui demeurent très variables d'un département à l'autre : en 2015, le délai moyen d'obtention d'un rendez-vous d'IRM était de 19,7 jours en Ile-de-France, mais s'élevait à 61,2 jours en Alsace.

mardi 10 mai 2016

Pas de tirage au sort pour l'entrée en PACES

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Pas de tirage au sort pour l'entrée en PACES

Le rectorat de Paris a limité la capacité d'accueil en première année commune aux études de santé (PACES) en Ile-de-France à 7.500 personnes. Or ils sont 8.100 à avoir été admis dans la filière en 2015 et 8.800 lycéens ont formulé ce souhait en premier choix pour 2016. Face à cette situation, le rectorat avait prévu de procéder à un tirage au sort, comme cela se fait en filière Staps (sport). Face à la levée de boucliers, l'instance a finalement fait machine arrière. Mais le problème de sureffectif reste entier. La conférence des doyens préconise de répartir les candidats entre les sept facultés franciliennes et de réévaluer leurs capacités d'accueil, relève Pourquoi Docteur. Le syndicat lycéen FIDL propose d'augmenter le numerus clausus ou d'augmenter les moyens alloués aux universités. L'Ordre des Médecins, dans son Livre blanc, plaide pour une présélection à l'entrée.

jeudi 5 mai 2016

Quel est le meilleur investissement en santé publique ?

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Quel est le meilleur investissement en santé publique ?

Une maladie infantile bénigne, la rougeole ? Que nenni : chaque jour, plus de 300 personnes (surtout des enfants) décèdent de cette maladie infectieuse dans le monde. Eradiquée de tout le continent américain grâce à une bonne couverture vaccinale, la rougeole est encore responsable de flambées épidémiques ailleurs, en Afrique (comme actuellement au Nigéria), où la mortalité est importante, mais aussi régulièrement en Europe. Et pas sans dégât : la flambée qui a eu lieu aux Pays Bas en 2000 à partir d'une communauté opposée aux vaccins, provoquant de nombreuses hospitalisations, des pneumonies et encéphalites, a tué trois enfants. En 2013 dans ce même pays, une adolescente non vaccinée a également succombé à une rougeole
Qu'aucun enfant ne décède de rougeole
L'initiative mondiale contre la rougeole et la rubéole, dont le but est qu'aucun enfant ne décède de rougeole ou ne naisse atteint de rubéole congénitale, a élaboré un plan stratégique mondial 2012-2020 qui prévoyait l'élimination de la rougeole et du syndrome de rubéole congénitale en Europe à la fin de l'année 2015. Objectif repoussé à 2020, et pour cause, il n'est pas atteint : une Commission vient d'évaluer les progrès des Etats membres européens sur cette voie : 32 pays seulement ont interrompu la transmissions endémique.
De toute urgence
Positif, préférant voir le verre à moitié plein, le bureau de l'OMS indique : « L'Europe n'a jamais été aussi près d'éliminer la rougeole et la rubéole »… mais prie « Tous les pays affectés par ces deux maladies infectieuses évitables » de « rattraper leur retard ». Le tableau du niveau d'élimination pays par pays est édifiant, plusieurs pays riches comme la France sont considérés comme endémiques pour les deux infections, au même titre que les plus pauvres de la région.
Le moyen est pourtant simple, c'est le ROR. L'OMS considère ce vaccin, dont l'efficacité frôle les 100% après deux injections, comme le meilleur investissement en santé publique, estimant qu'il a évité 17,1 millions de décès de 2000 à 2014.
« Un engagement plus décidé » est nécessaire « de toute urgence » insiste l'OMS, craignant de nouvelles flambées. Sera-t-elle entendue par ceux à qui la seule idée de vaccination donne des boutons ?

mercredi 4 mai 2016

Soixante-six suicides assistés pour maladie mentale aux Pays-Bas

Soixante-six suicides assistés pour maladie mentale aux Pays-Bas

Du fait de législations "libérales" ou "irresponsables" (selon les opinions), on observe dans certaines contrées comme les Pays-Bas, une augmentation du nombre d'euthanasies (légales) et/ou de "suicides médicalement assistés" (SMA) concernant des patients souffrant de troubles psychiatriques.
Plus souvent des femmes avec des antécédents psychosociaux complexes
JAMA Psychiatry publie une étude effectuée par des chercheurs exerçant aux Pays-Bas et aux États-Unis, et recensant un total de 66 cas de tels SMA survenus entre 2011 et 2014 aux Pays-Bas. Quarante-six personnes concernées par ces SMA (environ 70 % des cas) étaient des femmes (et donc 30 %, soit 20 cas, des hommes). À leur décès, 32 % de ces sujets (21 personnes) étaient âgés d'au moins 70 ans, 44 % (29 personnes) avaient entre 50 et 70 ans, et 24 % (16 personnes) de 30 à 50 ans.
La plupart de ces malades souffraient de problématiques "chroniques, graves, avec des antécédents de tentatives de suicide et d'hospitalisation en psychiatrie" et présentaient également "des troubles de la personnalité." Ils étaient couramment décrits comme "socialement marginalisés ou vivant seuls" (socially isolated or lonely). Le diagnostic le plus souvent retenu était celui de dépression (dans 55 % des cas), les autres pathologies étant représentées par "une psychose, un stress post-traumatique, l'anxiété, des troubles somatoformes, des troubles neurocognitifs, des troubles des conduites alimentaires, une affliction incoercible (prolonged grief) et des troubles autistiques." Des comorbidités (entraînant diverses atteintes fonctionnelles) étaient "très fréquentes."
Une décision collective
Les auteurs précisent aussi le profil des médecins fournissant ce "service" (très particulier !) du SMA : 41 % sont des psychiatres. Autre constat (surprenant ?) : 27 % des patients recevant ladite "prestation" de la part d'un médecin (que les adversaires de l'euthanasie assimileront peut-être à un "ange de la mort") représentaient de nouveaux malades pour ce praticien : était-il alors le mieux placé pour juger du "bien-fondé" de cette issue fatale ? Fait moins étonnant : 14 de ces médecins exerçaient dans une "clinique mobile" pratiquant l'euthanasie (The End-of-Life Clinic)[1].
En résumé, les auteurs observent que ces euthanasies concernent "majoritairement des femmes, d'âge variable, avec des antécédents psychiatriques, médicaux et psychosociaux complexes." La décision de pratiquer ou non cette euthanasie relève "pour une part considérable" d'un avis médical impliquant "habituellement plusieurs médecins qui ne sont pas toujours d'accord", mais se prend parfois "sans l'avis d'un psychiatre extérieur" (without independent psychiatric input). Contrôlant cette décision, des comités d'examen (euthanasia review committees) s'en remettent "généralement à l'avis des médecins réalisant ces SMA."
Concernant les différences d'appréciation sur ce sujet controversé, on peut transposer aux Pays-Bas la célèbre formule que Pascal évoquait pour l'Espagne : "Plaisante justice, qu'une rivière ou qu'une montagne borne ! Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà."
[1] http://euthanasia2016.com/medical/end-of-life-clinic-in-the-hague/

lundi 2 mai 2016

Réduction d’impôt pour frais de scolarité : c’est aussi pour un enfant à l’étranger !

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Réduction d’impôt pour frais de scolarité : c’est aussi pour un enfant à l’étranger !
Les frais occasionnés par la scolarisation d’un enfant dans un établissement scolaire situé à l’étranger ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu pour les parents.
Souvenez-vous, les contribuables ont droit à une réduction d’impôt sur le revenu au titre des frais de scolarité qu’ils supportent pour un enfant à charge ou rattaché à leur foyer fiscal (enfant majeur par exemple).
Cette réduction d’impôt est fixée forfaitairement à 61 € pour un enfant scolarisé dans un collège, à 153 € pour celui scolarisé dans un lycée d’enseignement général et technologique ou un lycée professionnel et à 183 € pour un enfant dans l’enseignement supérieur.
Pour cela, l’enfant doit poursuivre des études secondaires ou supérieures durant l’année scolaire en cours au 31 décembre de l’année d’imposition, soit au 31 décembre 2015 pour l’imposition des revenus 2015.
Bonne nouvelle ! Cet avantage fiscal s’applique quel que soit le lieu de situation de l’établissement scolaire qui peut donc être situé en France ou à l’étranger, a précisé le gouvernement.