mercredi 15 juin 2016

Asthme

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Asthme

Les 3 articles essentiels de ce mois-ci sur l’asthme, sélectionnés parmi plus de 181 articles approuvés par des pairs :
Asthme éosinophilique grave et mépolizumab
L’asthme pédiatrique accroît le risque chez l’adulte atteint d’une BPCO
Tabagisme des parents et asthme de l’enfant

Asthme éosinophilique grave et mépolizumab

Source : Lancet Respir Med                                                   
À retenir

  • Le mépolizumab a entraîné une réduction cliniquement significative du taux d’exacerbations chez les patients atteints d’asthme ayant un seuil éosinophilique sanguin de référence de 150 cellules/μl ou plus élevé.
 Principaux résultats
  • Le taux global d’exacerbations moyennes/personne/année a été réduit de 47 % par le mépolizumab (rapport des taux [RT] : 0,53 ; IC à 95 % : 0,44-0,62 ; P < 0,0001). 
  • La réduction du taux d’exacerbations a été supérieure chez les patients dont la numération des éosinophiles de référence était plus élevée : d’une réduction de 52 % (RT : 0,48 ; IC à 95 % : 0,39-0,58) pour 150 cellules/μl ou plus à une réduction de 70 % (RT : 0,30 ; IC à 95 % : 0,23-0,40) pour 500 cellules/μl ou plus. 
  • L’efficacité prédite du mépolizumab a été réduite en cas d’une numération de référence inférieure à 150 cellules/μl.
Conception de l’étude

  • Une analyse post hoc de données issues de 2 études randomisées, en double aveugle et contrôlées contre placebo (DREAM et MENSA) portant sur le mépolizumab (DREAM : 75, 250 ou 750 mg par voie intraveineuse ; MENSA : 75 mg par voie intraveineuse ou 100 mg par voie sous-cutanée), par rapport à un placebo à 4 semaines d’intervalle en plus du traitement recommandé chez des patients atteints d’asthme (âge : 12 ans ou plus) avec 2 exacerbations ou plus lors de l’année passée ayant nécessité un traitement par corticostéroïdes systémiques et présentant des signes d’une inflammation éosinophilique des voies respiratoires.
 Pourquoi est-ce important ?
  • Une numération des éosinophiles de référence supérieure à 150 cellules/μl pourrait servir de biomarqueur afin de sélectionner les patients susceptibles de retirer des bénéfices significatifs sur le plan clinique du mépolizumab.
  Résumé PubMed

L’asthme pédiatrique accroît le risque chez l’adulte atteint d’une BPCO

Source : N Engl J Med    

À retenir
  • À l’entrée dans l’âge adulte, 75 % des enfants atteints d’asthme persistant ont affiché une réduction précoce de la fonction pulmonaire et/ou une réduction de la croissance pulmonaire.
 Principaux résultats
  • Sur les 684 participants à l’étude, 170 (25 %) ont connu une croissance pulmonaire suivant un rythme normal sans réduction précoce, et 514 (75 %) ont connu des évolutions anormales. 
  • Parmi les enfants présentant une évolution anormale, 176 (26 %) ont connu une réduction de la croissance et un déclin précoce, 160 (23 %) n’ont connu qu’une réduction de la croissance et 178 (26 %) ont connu une croissance normale avec un déclin précoce. 
  • Un volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) inférieur à la référence, une réponse bronchodilatatrice plus faible, une hyperréactivité respiratoire à la référence et le sexe masculin ont été associés à une réduction de la croissance (P < 0,001 pour toutes les comparaisons). 
  • Lors de la dernière mesure par spirométrie, 73 participants (11 %) ont répondu aux critères de la BPCO de l’Initiative mondiale pour la maladie pulmonaire obstructive chronique. 
  • Ces participants étaient plus susceptibles de connaître une croissance réduite qu’une évolution normale (18 % contre 3 % ; P < 0,001). 
Conception de l’étude

  • Les enfants atteints d’asthme ont été classés selon 4 évolutions caractéristiques de la croissance et du déclin de la fonction pulmonaire. 
 Pourquoi est-ce important ?
  • Une surveillance précoce et continue du VEMS par mesures en série pourrait permettre d’identifier les enfants et les jeunes adultes à risque d’une croissance anormale de la fonction pulmonaire susceptible d’entraîner une obstruction chronique des voies respiratoires à l’âge adulte.
  Résumé PubMed

Tabagisme des parents et asthme de l’enfant

Source : BMC Public Health               

À retenir
  • Le tabagisme des parents, et en particulier celui du père, a été associé de manière significative au risque d’asthme chez les enfants. 
  • L’arrêt du tabagisme par le père durant la grossesse a été associé à une réduction du risque d’asthme chez l’enfant, quel que soit le statut tabagique de la mère.
Principaux résultats

  • Parmi 39 306 enfants nés vivants, 2 641 (6,7 %) ont reçu des médicaments contre l’asthme. 
  • Les enfants asthmatiques étaient plus fréquemment de sexe masculin et nés de mères atteintes d’asthme et d’hypertension. 
  • Les enfants asthmatiques avaient bien plus souvent une mère et/ou un père qui fumait tout au long de la grossesse, par rapport aux enfants non atteints d’asthme (mères : 14 % ; pères : 29,5 %). 
  • 24,5 % des pères ont continué à fumer tout au long de la grossesse. 
  • Le risque d’asthme chez les enfants était significativement élevé si les deux parents fumaient (RC corrigé [RCc] : 3,7 ; IC à 95 % : 3,2-4,4).
  • Le risque d’asthme est resté élevé au sein des familles où seul le père fumait (RCc : 2,9 ; IC à 95 % : 2,5-3,3) et au sein des familles où seule la mère fumait (RCc : 1,7 ; IC à 95 % : 1,2-2,2). 
  • L’arrêt du tabagisme par le père durant la grossesse a été associé à une plus grande réduction du risque d’asthme chez les enfants, quel que soit le statut tabagique de la mère (RCc : 0,35 ; IC à 95 % : 0,3-0,4).
Conception de l’étude

  • Une étude de cohorte de naissances observationnelle et rétrospective.
Pourquoi est-ce important ?

  • Les deux parents devraient être encouragés à arrêter de fumer durant la grossesse.
Résumé PubMed
Texte complet libre

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