samedi 11 juin 2016

Le virus Zika importé en Europe !


Le virus Zika importé en Europe !

Le virus Zika (ZIKV), actuellement émergent dans le Pacifique, et notamment en Polynésie Française où une épidémie évolue depuis octobre, est un flavivirus transmis par le moustique Aedes, et est largement répandu en Asie et Afrique. Les épidémiologistes allemands rapportent le 1er cas importé en Europe : un voyageur allemand de retour de Thaïlande, qui a consulté le 22 novembre 2013 pour fatigue persistante. Il avait présenté au cours de son voyage une fièvre et des arthralgies, puis une éruption maculo-papuleuse. Cette présentation clinique évoquant une arbovirose, un diagnostic sérologique a été entrepris à la recherche de la dengue, la fièvre jaune, le West-Nile, l'encéphalite à tiques, le Chikungunya et le ZIKV et a permis d'identifier ce dernier comme l'arbovirus en cause. La présence d'IgM anti-dengue, en l'absence de positivité des IgG et de l'antigénémie anti-NS1 était à interpréter comme une réaction croisée compatible avec une arbovirose.
C'est via la première épidémie rapportée dans le Pacifique (2007), sur l'île de Yap, que le ZIKV a été introduit en Asie du Sud Est. Depuis, quelques cas importés vers les pays tempérés ont été décrits (Indonésie vers Australie et Thaïlande vers Canada), et plus récemment, en lien avec l'épidémie en Polynésie Française, chez des voyageurs de retour au Japon.
L'épidémie a maintenant atteint la Nouvelle Calédonie avec un cas autochtone décrit.
Le virus s'installe donc dans ce territoire, et les voyageurs virémiques de retour de Polynésie constitueront à leur tour un réservoir potentiel de diffusion autochtone en métropole, via le moustique Aedes aegypti ou albopictus désormais installé en région PACA.
Le ZIKV s'ajoute donc à la liste des arbovirus à rechercher devant toute symptomatologie « dengue-like ». La présence ou non d'anomalies biologiques (thrombopénie, élévation des transaminases) ne semble pas un élément d'orientation dans le diagnostic différentiel.
Le virus Zika (ZIKV), actuellement émergent dans le Pacifique, et notamment en Polynésie Française où une épidémie évolue depuis octobre, est un flavivirus transmis par le moustique Aedes, et est largement répandu en Asie et Afrique. Les épidémiologistes allemands rapportent le 1er cas importé en Europe : un voyageur allemand de retour de Thaïlande, qui a consulté le 22 novembre 2013 pour fatigue persistante. Il avait présenté au cours de son voyage une fièvre et des arthralgies, puis une éruption maculo-papuleuse. Cette présentation clinique évoquant une arbovirose, un diagnostic sérologique a été entrepris à la recherche de la dengue, la fièvre jaune, le West-Nile, l'encéphalite à tiques, le Chikungunya et le ZIKV et a permis d'identifier ce dernier comme l'arbovirus en cause. La présence d'IgM anti-dengue, en l'absence de positivité des IgG et de l'antigénémie anti-NS1 était à interpréter comme une réaction croisée compatible avec une arbovirose.
C'est via la première épidémie rapportée dans le Pacifique (2007), sur l'île de Yap, que le ZIKV a été introduit en Asie du Sud Est. Depuis, quelques cas importés vers les pays tempérés ont été décrits (Indonésie vers Australie et Thaïlande vers Canada), et plus récemment, en lien avec l'épidémie en Polynésie Française, chez des voyageurs de retour au Japon.
L'épidémie a maintenant atteint la Nouvelle Calédonie avec un cas autochtone décrit.
Le virus s'installe donc dans ce territoire, et les voyageurs virémiques de retour de Polynésie constitueront à leur tour un réservoir potentiel de diffusion autochtone en métropole, via le moustique Aedes aegypti ou albopictus désormais installé en région PACA.
Le ZIKV s'ajoute donc à la liste des arbovirus à rechercher devant toute symptomatologie « dengue-like ». La présence ou non d'anomalies biologiques (thrombopénie, élévation des transaminases) ne semble pas un élément d'orientation dans le diagnostic différentiel.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire