lundi 6 juin 2016

Seize maternités rémunèrent les femmes enceintes qui arrêtent de fumer

docndoc remplacements médicaux

Seize maternités rémunèrent les femmes enceintes qui arrêtent de fumer

Une étude baptisée FISCP va évaluer l'efficacité des mesures d'incitation financière pour favoriser le sevrage tabagique chez les femmes enceintes. Financée par l'Institut National du Cancer (INCa), l'expérimentation de ce dispositif inédit en France sera mise en place dans 16 hôpitaux. L'objectif est de trouver un moyen de lutter contre le tabagisme pendant la grossesse qui concerne encore 18 % des femmes enceintes et cause de nombreux préjudices à la mère et son bébé : naissances prématurées, augmentation des décès in utero, petit poids de naissance, retards de développement, asthme, diabète… « Une première étude a démontré l'inefficacité des patchs nicotiniques à la fois sur l'abstinence et sur le poids de naissance. Du coup, nous avons voulu explorer d'autres pistes », a expliqué Ivan Berlin, pharmacologue à la Pitié Salpêtrière et coordinateur de ces travaux. L'idée d'une récompense financière pour se débarrasser de comportements délétères vient des pays anglo-saxons qui ont testé avec succès le principe dans le domaine de l'addiction, notamment auprès de drogués accros à la cocaïne ou l'héroïne. Un processus logique selon Ivan Berlin qui rappelle que l'addiction est une maladie de la récompense : « Ici, on remplace une récompense par une autre ». En pratique, les participantes seront partagées en deux groupes. Le premier recevra 20 euros sous forme de bons d'achat à chaque visite prénatale mensuelle, où un point sera fait sur la consommation tabagique. Le second groupe recevra la même somme, ainsi que 20 euros supplémentaires à chaque mois en cas d'abstinence, vérifiée par un contrôle des urines. Au total, une femme sevrée pourra percevoir jusqu'à 300 euros au cours de sa grossesse.

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